Chaque couteau pliant naît à l'établi, d'un seul artisan, d'un seul geste répété jusqu'à la justesse. Voici le panorama de l'atelier.
Pièces réalisées sur commande et personnalisables. Paiement par carte bancaire sécurisé via Stripe — la lame voyage dès le règlement confirmé.
Tout a commencé par une lame émoussée et l'envie têtue de la rendre meilleure. Je m'appelle Vincent Laborie, et j'ai grandi au Pays Basque, là où la mer et la montagne apprennent vite à respecter les outils qui ne trahissent pas.
Avant d'allumer ma première forge, j'ai longtemps regardé les mains des anciens : celles qui savaient affûter sans réfléchir, ranger un couteau comme on range une parole donnée. C'est de là qu'est né Senpereko Labanak — « les couteaux de Senpere » — un atelier où l'on prend le temps que les choses méritent.
Je travaille seul, à l'établi, de l'épure jusqu'au dernier passage sur la pierre. Aciers carbone, damas patiemment forgé, manches en bois d'olivier, en corne ou en bocote : rien n'est laissé au hasard, et rien ne quitte l'atelier sans avoir été éprouvé. Mes couteaux portent des noms de vents, de marées et de corsaires — parce qu'un outil bien né doit pouvoir prendre le large.
Si vous tenez l'un de mes couteaux, vous tenez aussi un peu de cette obstination tranquille : faire bien, faire durable, faire à la main.
(Texte de présentation à personnaliser librement avec votre véritable parcours.)
Un couteau pliant, c'est une mécanique de précision déguisée en objet simple. Voici les étapes qui mènent du bloc d'acier à la lame qui se referme d'un claquement net.
Tout part du trait : profil de la lame, courbe du manche, place des axes. On dessine grandeur nature, on découpe un gabarit, on ajuste l'équilibre dans la main avant même qu'il n'y ait d'acier.
Acier carbone ou damas. On porte le métal au rouge cerise, on l'étire, on le plie, on le ressoude — jusqu'à obtenir un grain dense et homogène. C'est ici que la lame gagne son caractère.
Report du gabarit, sciage, limage. La lame prend sa silhouette définitive ; on perce le trou d'axe avec une précision au dixième, car de lui dépend tout le mécanisme.
Chauffe à température exacte, refroidissement brutal : l'acier devient dur. Puis on le « revient » à basse chaleur pour lui rendre sa souplesse. Trop dur il casse, trop doux il ne coupe pas — tout est dans cet équilibre.
On creuse la pente qui mènera au tranchant, à la meule puis à la main. Le polissage, du grain le plus grossier au plus fin, fait naître ce miroir où la lumière glisse comme sur l'eau.
Le ressort dorsal (back-spring) tient la lame ouverte et la rappelle fermée. Ajusté au millième, c'est lui qui donne ce « clac » franc — la signature d'un pliant bien né.
Bois d'olivier, corne de bélier, bocote ou ébène : la matière est sélectionnée, sciée, ajustée aux platines, puis poncée jusqu'à épouser la paume. Chaque manche est unique, comme le bois dont il vient.
Rivetage des axes, montage, réglage du jeu, puis l'affûtage final sur pierre à eau. Le couteau s'ouvre, se referme, coupe — et seulement alors il porte le nom de l'atelier.